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Charles Lemaire
Narcisse / Disparition #13

Est-ce la statue qui se regarde dans le miroir ?
Ou le spectateur qui ne peut s’empêcher de s’adonner au selfie ?
Le monde, quand gauche et droite sont inversées, peut-il rester le même ?
Ou disparait-il au profit de la fiction ?
Qu’est-ce qu’il y a de l’autre côté du miroir ?
Dominic Benhura
Benhura naquit à Murewa, au nord-est d'Harare. Son père décéda avant sa naissance et il fut élevé par sa mère. Excellent élève, il fut suggéré de l'envoyer à Salisbury pour poursuivre ses études. Son oncle possédait une maison dans la banlieue de Tafara et Benhura alla y vivre à l'âge de 10 ans. Il vécut avec son cousin Tapfuma Gutsa, sculpteur déjà renommé au Zimbabwe. Benhura commença par polir les sculptures de son cousin, puis se mit lui-même à sculpter, réalisant de petites ébauches avant de s'attaquer à de grandes pierres. Il commença à créer des sculptures à l'âge de 12 ans et en vendit même une à cette époque.
Bien qu'il n'ait reçu aucune formation artistique formelle, Benhura partageait son temps entre le lycée et la création de sculptures, qu'il commença par exposer lors d'expositions collectives dans sa ville natale. En 1986, il se fit connaître du grand public en remportant le premier prix du concours annuel scolaire de la Galerie nationale du Zimbabwe. Il commença alors sa formation au parc de sculptures de Chapungu et y exposa ses premières œuvres en 1987. Il fut également invité au Millesgarten Sculpture Park and Museum à l'étranger pour présenter son travail lors de leurs expositions. Il intégra le programme d'artistes en résidence de ce musée en 1990 et y resta jusqu'à son installation à Athlone, Harare, en 1995. Ce programme lui permit de travailler sur des pièces de plus grande envergure et de voyager, participant à des ateliers au Botswana, aux États-Unis, en Belgique, aux Pays-Bas, au Danemark et en Allemagne. Benhura ouvrit ensuite son propre atelier d'art pour de jeunes sculpteurs zimbabwéens prometteurs, leur offrant ainsi l'opportunité de perfectionner leur art et de bénéficier de la visibilité que leur offraient les journalistes et les artistes de passage.
En tandem avec
Dominic Benhura
